Date de publication : 29/ 09/ 2012

Le sport au Sénégal

Le 29 septembre est la journée du sport. On va en profiter pour parler de deux sports pratiqués en Afrique : le football et la lutte.

Au début du mois de janvier, je suis parti au Sénégal travailler pour une ONG Canadienne dans un programme Ouest-Africain. C’est le moment de partager mes impressions.

Le football

Match de foot près du Momument de la Renaissance Africaine, Dakar

Cette année, la ligue des champions (tournoi des meilleures équipes européennes de soccer, ou plutôt de football) a été remportée par l’équipe britannique de Chelsea, qui avait éliminé les champions du FC Barcelone en demi-finale pour rencontrer les Allemands du club de Bayern en finale. Cette victoire est due en bonne partie à l’attaquant Ivoirien Didier Drogba, qui avait aussi mené son équipe nationale en finale de la CAF (Confederation of African Football).

Au Sénégal, on adore l’Afrique et on adore le football. Didier Drogba, c’est le héros. Comme Maurice Richard, tous les enfants veulent porter le chandail de Chelsea lorsqu’ils jouent dans la rue avec un vieux ballon crevé.

Les Sénégalais ont aussi de quoi être fiers, niveau football. Leur équipe s’élève petit à petit. Aux Olympiques de 2012, l’équipe Sénégalaise s’est qualifiée en football pour la première fois de son histoire. Ils jouaient dans une division sérieuse, obtenant un match nul contre l’équipe d’Angleterre. Malgré tout, les Lionceaux de la téranga se sont qualifiés pour les quarts de finale du plus grand tournoi sportif. L’équipe du Sénégal porte habituellement le nom des « Lions », mais cette année, les gens de la rue préféraient les appeler les « Lionceaux » parce que les sélecteurs ont recruté des joueurs très jeunes. Ceux-ci ne s’en plaignent pas et prennent le titre avec humour.

Malheureusement pour l’équipe nationale, ceux-ci se sont frottés en quart de finale à une équipe Mexicaine extrêmement forte. La dominant par moments et se faisant dominer à d’autres, l’équipe du Sénégal perdit en temps supplémentaire contre les Mexicains. Ceux-ci ont plus tard remporté la médaille d’or, mais ils se souviendront s’être faits mener la vie dure par cette jeune équipe Africaine.

La lutte avec coups

Grix Bordeaux fait une danse rituelle avant le match

Si le football est le sport le plus pratiqué dans les rues et les villages du Sénégal, la lutte avec coups représente l’âme et la tradition de la téranga. Le mysticisme entoure tout ce sport : des marabouts (imam religieux influent) prient pour leur lutteur favori et le couvrent de gri-gri (talismans de protection), bénissent le sol où aura lieu le combat et il est admis qu’une portion de la victoire des lutteurs est due à la magie.

Un match professionnel peut durer entre 10 secondes et 20 minutes, mais la préparation se fait tout au long de la journée. Cela donne aux plus jeunes lutteurs la chance de montrer le fruit de leur entraînement au cours de la journée, pendant que les champions de la journée se préparent au match et effectuent des danses rituelles.

Les règles de la lutte avec coups sont relativement simples : le but est de faire tomber son adversaire sur ses quatre appuis ou de le plaquer sur le sol, et d’atterrir par-dessus lui. Les coups sont permis et extrêmement rapides. Certains des mouvements classiques sont le beurré (agiter ses mains devant l’adversaire avant de lui asséner un coup) ou le jappal (l’attrapé, lorsqu’un lutteur saisit son adversaire à la taille pour le plaquer à terre). Si, au bout de 2 rondes de 10 minutes, aucun des joueurs n’est tombé au sol, le gagnant est celui qui a reçu le moins d’avertissements.

Le champion de lutte Sénégalaise avec coups est appelé « Roi des arènes ». C’est le titre le plus convoité. Plusieurs promoteurs organisent maintenant de grands tournois avec certains des meilleurs lutteurs du pays. Il est commun que 2 ou 3 chaînes télé se partagent les droits de diffusion de ces événements.

Les lutteurs Sénégalais sont énormes et il arrive souvent que les arbitres aient besoin de s’y mettre à 3 ou 4 pour séparer les adversaires.

 Cet article fait partie de ma série sur le Sénégal

Ancien président d'associations étudiantes récemment de retour de 6 mois de travail au Sénégal. Passionné d'alimentation, de biotechnologies, d'enjeux internationaux. De quoi donner plusieurs regards sur une même réalité.

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