Publie le: , 12, 2012

L’addiction aux réseaux sociaux plus forte que la cigarette

Passer une journée sans “checker” Facebook ou Twitter ? Impossible! Une étude américaine démontre que les réseaux sociaux sont aujourd’hui devenus totalement addictifs.

info zdenet / maxisciences 

Si parmi les addictions les plus fréquentes, l’alcool et le tabac sont souvent pointés du doigt, il y a désormais pire. Selon des spécialistes américains, vérifier son smartphone ou son ordinateur serait devenu une addiction bien plus importante, notamment parce qu’elle concerne une part massive de la population. Publiée dans le Journal of Psychological Science et menée par l’Université de Chicago, l’étude montre que nous sommes tout à fait capables de résister à nos envie de tabac, d’alcool ou encore de shopping. En revanche, il est beaucoup plus difficile de lutter contre le besoin de rester connecter, via les réseaux sociaux tels Facebook ou Twitter.

Pour arriver à cette conclusion, le comportement de 205 personnes, âgées de 18 à 25 ans, a été étudié pendant une semaine. Sept fois par jour, il leur a été demandé d’évaluer les envies. Comme l’explique l’auteur de l’étude, les gens “n’ont aucun mal à résister à l’envie de faire l’amour, du sport ou du shopping. C’est très étonnant vu la société dans laquelle on vit et qui nous pousse à dépenser de l’argent“. Ainsi, en tête des envies incontrôlables, s’est trouvé le sommeil puis les loisirs. En revanche, Twitter, Facebook, les mails… se sont classés avant l’alcool ou la cigarette. À noter également que travailler s’est retrouvée avant l’envie de boire une bière…

Wilhem Hofmann, un des chercheurs principaux de l’étude, précise qu’il est difficile de résister aux réseaux sociaux à cause de leur grande disponibilité et surtout car il n’y a aucune incidence à se livrer à ces activités. Au pire, on y perdra du temps. Contrairement à l’alcool ou la cigarette, céder aux réseaux est sans conséquence d’où une addiction de plus en plus grande.

Des symptômes similaires au manque

Toutefois, certains spécialistes comme Serge Minet, thérapeute à l’unité des dépendances du service psychiatrique de l’hôpital Brugmann, estiment que cette dépendance ne peut pas être comparable à celle des cigarettes ou de l’alcool. Selon lui, “le problème n’est pas Facebook en soi, mais la captation de l’écran. Dès que l’on est accroché à son écran pour travailler, nous n’avons plus la notion du temps, on perd contact avec la réalité“.
Cependant, il est difficile de savoir combien de personnes sont touchées par ce phénomène, étant donné que Facebook compte 850 millions d’utilisateurs et Twitter plus de 100 millions. Aux États-Unis, une autre étude a révélé que 50% des Américains seraient près à abandonner l’alcool, la caféine ou le chocolat pendant une semaine plutôt que leur portable. Mais ce sont les étudiants qui seraient les plus touchés par ce phénomène. En effet, lorsqu’ils n’ont plus accès à Internet, certains connaitraient des symptômes similaires au manque, allant même jusqu’à la crise d’anxiété, voire l’épisode de dépression.

Résultat, il est quasiment impossible de s’empêcher de mettre à jour son statut, comme de travailler, cela dit en passant. A l’instar de Thierry Crouzet, bloggeur, spécialiste de l’informatique, féru des réseaux sociaux, qui s’est coupé d’Internet pendant six mois, serons-nous capables de “tout débrancher” pour éviter l’overdose et pour se sevrer de la cyber-addiction ?

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Vos Commentaires 7 Commentaires
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  1. Je pense pouvoir les utiliser sans devenir dépendante. À 63 ans, je n’ai encore jamais développé de dépendance, alors…

  2. Marilène says:

    Allo!
    Et bien, j’avoue que je suis branchée pas mal sur Twitter: le dynamisme et l’obtention des dernières nouvelles rapidement m’intéressent grandement.

    Facebook : je ne m’en sers que pour lier mes billets alors j’ai beaucoup moins d’intéret.

    Quand vient le temps des vacances, j’avoue que mon téléphone intelligent me permet facilement de jeter un coup d’oeil sur ce qui se passe avant de dormir, mais je me rends compte que je ne meurs pas si je n’y touche pas. Alors le sevrage est assez simple, en vacances. Autrement, c’est une vraie drogue! ;)

  3. M. says:

    Je cherche sans succès à avoir une copie de cette étude… Pas de résultats dans le Journal of Psychological Science auquel j’ai accès en ligne via l’école. Quelqu’un a le titre exact de la source? Ou l’auteur? (Ce n’est pas Hoffman, j’ai vérifié.)

  4. Frequency says:

    Même si une étude introuvable demeure toujours un mauvais départ pour fonder un argument, je saisi bien la métaphore de la cyberdépendance. Naturellement, les ravages causés par la cigarette ne seront sans doute pas égalés par les résaux sociaux. Comme quoi certaines dépendances sont moins pire que d’autres. Dépendances bénignes en fin de compte…

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