Tout le monde en jase – 4 mars
Comme tous les lundis qui suivent un Tout le monde en parle, compte-rendu très personnel teinté de mon expérience de visionnement, souvent très déconcentré par ce qui se passe sur Twitter…
Justin Trudeau et Sophie Grégoire-Trudeau
Il faut que je l’admette, j’ai d’extrêmes aprioris quand il est question de ces deux-là :
Juste à voir l’extrait avec #JustinTrudeau et sa femme, j’ai déjà des boutons…
Le couple royal venait sur le plateau pour on ne sait trop pourquoi… Sûrement un peu parce qu’une des deux moitiés a beaucoup fait parler d’elle dernièrement en faisant peur aux fédéralistes en brandissant l’épouvantable épouvantail de la souveraineté du Québec parce que pour cette moitié Stephen Harper défait petit à petit son Canada de rêve. Mais les matantes sont contentes, enfin certaines, le beau Justin a bien montré ses boxeurs aux couleurs de l’unifolié… (C’est une image, il n’a pas été plus loin comme exhibitionniste que de beaucoup trop montrer son amour pour sa femme.)
Alors, on a su que pour lui la question du français au Québec, c’est réglé, qu’on a gagné cette bataille. Monsieur vit visiblement dans un rêve, d’un océan à l’autre… On a appris aussi que s’il était célibataire et sans enfants il se serait présenté à la course à la chefferie du PLC, alors j’aimerais ici remercier chaleureusement ses enfants!
Et il ne faut pas oublier de remercier aussi sa douce :
Cette femme a été le clou du spectacle durant toute l’entrevue, et même durant toute l’émission. Et l’expression « clou du spectacle » est à prendre dans un sens très sarcastique. On aurait pu s’amuser à compter le nombre de fois où elle a appelé son mari « minou » et sa volubilité dépassait largement le taux acceptable. Et j’en passe. Elle pourrait figurer dans chaque section de cette chronique, mais je vais m’abstenir, pour votre plus grand bien. Ce qui a fait dire à quelqu’un, en fin d’émission :
Alexandre Despatie
C’est un champion de plongeon amaigri que nous présentait Guy A., ce qui allait mettre la table à une émission finalement très axée sur les problèmes de santé.
Comme toujours, il y a quelque chose d’absurde de se rappeler que le jeune homme, un modèle de forme physique, est commandité principalement par le champion pourvoyeur de malbouffe McDonald’s.
C’est tout ce que j’ai retenu de sérieux, puisque j’ai passé tout mon temps à discuter de sa veste que j’ai trouvée affreuse…
Mais je lui souhaite de tout mon coeur de la gagner sa tant désirée médaille d’or!
Claude Legault et Valérie Blais
Invités à l’occasion de la sortie prochaine d’un film controversé où l’animateur (et parfois acteur) Guy A. Lepage tient le rôle principal. On a même pointé l’ironie de la chose, alors que j’y voyais aussi la preuve que le « star system » québécois est bien petit…
Au sujet de la controverse entourant le film, (« L’empire Bo$$é », l’histoire d’un « crosseur » qui a fait fortune), on a pointé sur Twitter que l’entreprise Bossé veut empêcher la sortie du film parce que le portrait qu’il dresse serait « truffé d’allusions irrévérencieuses et présente un propos totalement biaisé à l’endroit de l’homme, de son empire et des membres de sa famille. » [Finalement, je me suis totalement fait avoir, le site semble être un coup de pub très bien orchestré... Pour ma défense, il se faisait tard...]
Fait à noter, Claude Legault a dit, en lien avec le sujet du film et des « voleurs à cravates », qu’il était impossible de devenir milliardaire sans « crosser » personne. Cela en a traumatisé plusieurs dans mon réseau. Moi je pense que la définition de « crosser » est assez élastique, ‘mettons.
À une question où il était demandé de répondre à qu’est-ce qu’ils feraient avec des millions, on a vu les différences de valeurs entre les deux acteurs. Valérie voulait s’acheter une maison dans plusieurs villes internationales alors que Claude désirait acheter des maisons pour ses amis incapables de s’en payer une… Je mettrais ma main au feu que Valérie Blais n’a pas la même définition de « crosser » que Claude Legault!
Marguerite Blais
Quand je vois Marguerite Blais apparaître quelque part, y’a mon détecteur de langue de bois qui démarre, alors j’ai pu faire un compliment à un invité précédent, et pas le moindre :
Bonne nouvelle pour Justin Trudeau : Marguerite Blais me fait plus suer que lui…
Je vais poursuivre avec un florilège de tweets tous plus piquants les uns que les autres :
Marguerite Blais se spécialise dans l’aîné, soit le bassin électoral du Parti Léibéral.
Marguerite Blais,bla,bla,bla,bla,bla,bla,bla,bla,bla,bla,bla,bla,
Et le comble :
Il semblait y avoir un concours entre elle et Sophie Grégoire : notre ministre responsable des aînés essayait de la battre au jeu de la répétition, mais elle c’était le mot « ombudsman » (pour dire qu’elle est l’ombudsman des aînés)… Et au concours de ne pas répondre aux questions, elle a gagné haut la main sur Justin Trudeau!
Ali Amar
Un des meilleurs moments de l’émission. Mais ça serait plutôt difficile d’en parler sans en beurrer épais de superlatifs. Alors, je vais laisser parler la description du site de TLMEP :
Le parcours d’Ali Amar ressemble étrangement, en certains points, à celui de son personnage dans Roméo Onze, un film qui révèle un immense talent d’acteur chez cet étudiant en psychologie. Tout comme son personnage, il est d’origine libanaise et est atteint d’une forme de paralysie. Alors qu’on le croyait condamné, il a finalement appris à marcher, non sans beaucoup de travail et d’acharnement. Et tout comme le film dans lequel il tient la vedette, il livre une belle leçon d’humilité et de sagesse.
En fin de compte, ce segment était une belle respiration avant l’invité suivant, qui nous parlait d’un sujet plus difficile…
Jean Wilkins
Avec découragement, on a appris de la bouche de ce médecin que l’anorexie pouvait se déclarer bien avant le début de l’adolescence, dès 9-10-11 ans. Pour lui, cette maladie est surtout le « résultat d’une impasse dans le développement identitaire », mais j’ai eu l’impression qu’il « sous-estime le pouvoir de l’image que la société projette… » Celui qui tweete plus vite que son ombre, Daniel Thibault, a bien ironisé la chose :
Je suis persuadé que Photoshop a sa part de responsabilité dans l’anorexie
On m’a confié sur Twitter qu’un prof avait félicité une petite fille de 7 ans d’avoir perdu du poids après une gastro alors qu’elle n’était pas du tout grosse. Comme quoi le problème est généralisé et touche la perception de la normalité. On m’a aussi pointé qu’une étude « prouve que l’anorexie n’existe peu ou pas dans les pays sous développés », ce qui ferait dire que oui, « notre mode de vie à créé cette maladie. » Je n’ai pas trouvé l’étude en question, mais les résultats de mes recherches et surtout un article en particulier semblent lui donner raison : « Le traitement mediatique de l’anorexie mentale, entre presse d’information générale et presse magazine de santé ».
Mais on y indique que le phénomène prend de l’ampleur partout. Je gage que l’accentuation mondiale des communications y est pour beaucoup.
Jian Ghomeshi
Le vis-à-vis de Guy A. Lepage du côté anglo, bonne bouille et très intéressant, comme je l’ai spécifié publiquement, non sans renier mon style :
L’homme se posait la question à savoir pourquoi « les produits culturels québécois ne fonctionnent pas tellement dans le ROC? » C’est simple, parce que « ce n’est pas très souvent anglophone. » Ça ne va pas de soi, non?
Le gars venait vendre un projet de deux émissions « made in Quebec » qui seront consacrées à la scène culturelle d’ici. On va s’attendre à un peu de velours, mais sans doute pas à sortir des sentiers battus.
Voilà, à dans deux semaines! (La semaine prochaine ce sera « La soirée des Jutra 2012 » que je ne couvrirai pas…)
Màj : Trop drôle La Clique qui répéte « Sérieux Sophie arrête de parler… » dans chaque section!


















